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Page 1 Millenium du vautour

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Après des siècles de mépris, l’animal charognard par excellence, revient chez nous par la grande porte.
L’année 2000 s’achève. Encore une poignée de jours et nous commencerons le troisième millénaire de l’ère qui nous sert à compter les époques. Année de toutes les peurs inutiles, où dominent celles des viandes mortes. 2000 devrait rester dans l’Histoire comme l’année du Vautour…
Selon une coïncidence fortuite, de celles avec lesquelles le hasard aime nous interpeller, en même temps que nous acceptons de revoir le vautour dans notre ciel, nous comprenons que le charognage est aussi de nos habitudes de bouche.

<< ... Est-il pour autant bien raisonnable d’élever des animaux domestiques comme des charognards ? >>
Décembre 2000

Des goûts en commun
Inutile de s’insurger, et encore moins de s’effrayer, l’homme est omnivore et donc carnassier –cannibale à l’occasion-, mais il ne mange presque jamais sa viande fraîche, il l’aime rassise. Il laisse la bête morte le temps qu’elle s’attendrisse par mortification, qu’elle " mature " comme disent les bouchers. Alors, seulement, la viande sera bonne au goût des humains qui pourront la manger crue ou boucanée, salée, séchée, ou cuite mais saignante le plus souvent.

Les habitudes alimentaires viennent de loin. Les préhistoriens décrivent nos ancêtres, chasseurs, cueilleurs, et collecteurs de proies mortes, à l’affût des indices que fournissent les vautours par leurs vols circulaires. Dérober sa victime à un lion ne devait pas être facile, mais en se groupant comme font les hyènes, et avec l’aide du feu, cela pouvait s’organiser.

Non, sauf l’Ogre et les Bacchantes, l’homme n’aime pas la chair trop fraîche. Questionnez nos concitoyens les plus bucoliques, les chasseurs, ils vous diront que rien n’égale un gibier faisandé et qu’un des plus grands plaisirs, après celui de tuer, est de manger une viande déjà décomposée. Raffinement qu’ignore le vautour, lequel choisira toujours, entre deux carcasses, la plus fraîche.

Il est vrai que l’animal, s’il possède une âme ainsi que nous disons, méconnaît l’usage du feu.

Ceci admis, est-il pour autant bien raisonnable d’élever des animaux domestiques comme des charognards ?

Du vautour à la vache folle
Passe encore pour le porc qui joua le rôle d’équarrisseur dans les rues de nos cités, du fond des Gaules jusqu’au dix-neuvième siècle (et mention spéciale pour le poulet que la domestication habitua pendant des millénaires à chercher sa nourriture sur les fumiers où pourrissaient les déchets de cuisine), mais les vaches ? J’entends bien que cet herbivore boit du lait dans sa jeunesse, et que la mère mange le placenta du nouveau-né, mais c’est tout de même à l’herbe que va sa préférence.

J’ai consacré de nombreuses années de ma vie, les années soixante et au-delà, à ce problème de l’alimentation des animaux domestiques destinés à la consommation humaine. Le scandale des vaches folles qui fait la une des médias est la conséquence d' une vieille histoire. Il y en aura d’autres.

Tout cela est bien troublant. Qu’allons-nous faire de toutes ces vaches ? maintenant qu’il n’est plus possible de nourrir les vivantes avec le cadavre des mortes… Et si nous lancions un vaste programme d’élevage de vautours ? Les montagnes désertées par les paysans seraient de nouveau fréquentées, le transport des carcasses créerait des emplois, et le repas des vautours constituerait une attraction gratuite pour appâter le touriste dans des zones rurales peu attirantes.

Bref, il serait temps de rouvrir le dossier du vautour et d’examiner, aux lumières de notre temps, le mauvais procès qui lui fut fait, lequel entraîna son extermination de notre territoire.

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