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Page 7 Pélican bon père
 
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Chez nous, la légende du pélican, qui donne ses entrailles pour nourrir ses enfants, ne vient pas d’un fond traditionnel. Elle est ignorée des contes et légendes de l’Europe occidentale. Son origine est étroitement liée à l’extension du Christianisme et sa source se trouve dans les mythes de l’Egypte Ancienne, transmis par des textes d’auteurs antiques grecs et romains.
Symbole de l’amour paternel et, par proximité, de Jésus-Christ, répandue par les prédicateurs, popularisée par l’iconographie religieuse, et, ensuite, par la culture livresque et l’école laïque (grâce au poème " La Nuit de Mai " de Musset), cette singulière histoire d’oiseau est connue de tous nos contemporains.

"Pour toute nourriture il apporte son coeur..."
Et c’est au premier degré qu’il faut entendre la fable.
Ah, la culture, la culture !
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé d’un long voyage…
Les plus célèbres vers de Musset, ouvrant l’évocation la plus renommée de la littérature romantique, assurent la popularité d’un oiseau quasiment inconnu de nos régions tempérées.

Sur la porte des tabernacles où le pélican représente le sacrement eucharistique, sur les chasubles des prêtres, dans le blason des ordres charitables, l’image est gravée. Elle figure également dans la symbolique des Roses-Croix, des Francs-Maçons, et se reconnaît dans les vestiges du Catharisme.
Au Moyen Age finissant, on vit apparaître dans les églises des riches cités, de beaux objets en métal battu, en cuivre et laiton, en argent ou bronze, pour le service du culte. Parmi eux, des lutrins représentaient souvent un aigle, attribut de Jean l’Evangéliste, supportant une tablette entre ses ailes. Mais parfois ce rapace était remplacé par un "pélican" prédicateur. L’artisan dinandier (de Dinant) qui ne devait pas être très familier de cet oiseau, sculptait une sorte de vautour s’ouvrant la poitrine de son bec. Le " signe " principal désignant le pélican liturgique étant alors rendu par le mouvement du cou et le geste du bec recourbé vers le jabot, semblant déchirer les chairs offertes.

UN PÉLICAN AU DÉSERT ?

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