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L'oiseau psychopompe
 
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Le nom " vautour " nous arrive du vieux latin. Il évoque un mouvement tournant, un " tour de valse " pourrait-on dire, ou en langage d’équitation une volte, copiée sur le ballet aérien des rapaces. Le vautour est l’oiseau qui virevolte (ou gyrevolte mais ce mot n’est pas usité).
De grandes civilisations, de l’Asie à l’Europe centrale, confiaient aux vautours le soin de faire disparaître les cadavres humains, plutôt que de polluer directement les quatre éléments de la nature en se débarrassant des morts par enterrement, incinération, immersion, ou par décomposition à l’air libre. On connaît encore quelques groupes qui pratiquent ces funérailles " astrales " où les vautours sont chargés d’engouffrer proprement les corps qui leur sont livrés, et de ne laisser au sol que des os purs et nets.

<<... la mort sans sépulture ni stèle représentait le suprême outrage ...>> Décembre 2000
Dans la mythologie indo-européenne, le vautour était un oiseau Psychopompe, il " conduisait les âmes " en migration vers l’empyrée, selon le cycle des réincarnations. De là son rôle d’augure, qui permettait aux prêtres de prédire l’avenir en observant ses évolutions.

Chez les Anciens Italiques, un dieu portait ce nom primitif, et chacun connaît la légende de la fondation de Rome où Romulus domina son rival en observant les vautours dans le ciel.

On touche ici l’un des domaines sensibles où s’expriment les convictions profondes d’un peuple, et son rapport au monde visible et invisible. Pour un Grec du temps d’Homère, la mort sans sépulture ni stèle représentait le suprême outrage. Abandonner sur le champ de bataille le corps des combattants à la diligence des charognards déshonorait un chef à jamais. Il va sans dire que cette attention ne portait que sur les dépouilles des citoyens, la piétaille n’entrait pas en compte.
C’était ainsi les Barbares qui avaient recours aux vautours, les Mèdes, les Mages, les Bactriens, les " Autres " vus par les auteurs helléniques, qui demeurent nos rares sources en la matière, les hommes des nations qui ne parlaient pas la langue grecque.

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